jeudi 13 septembre 2007

C’est mal débuter la journée. Verser le café chaud dans le cendrier, le premier café. A la place de la tasse zébrée noir et blanc, le premier café dans le cendrier le paquet de cigarettes presque vide. La matinée, elle ne tiendra pas avec aussi peu de Winston for winners ça c’est une putain d’évidence. Et les mégots flottent dans le café dilué avec les cendres, épais et plus gris que noir. Cendré, le café. La vérité aussi crue que l’absence de Heimat. Les sensations dans le bout des doigts et le reste du corps désagrégées. Le réveil pourtant, aucun signe avant-coureur de toutes les saloperies qui s’accumuleront, sûr. J’ai les jeudi mauvais depuis quelques semaines. Va savoir. J’ai les jeudi noirs cette fin d’été. Il faut se faire à cette idée-là comme aux autres. On s’habitue à tout, c’est une raison pour ne pas rester là apathique à baver l’acédie sur les trottoirs des rues de la ville. Elles méritent mieux, les rues de la ville. Les marches à deux ou avec soi c’est très bien aussi. Jeter le cendrier dans l’évier et récupérer les mégots bruns et mouchetés beiges. Avec le liquide, les pellicules colorées et de gainages se détachent du filtre en acétate de cellulose imprégné de nicotine. Verser le reste du café dans la tasse cette fois. La tasse zébrée noir et blanc et très moche ; je l’aime bien. La tasse. Le café dans la tasse. Le café dans la tasse, la première cigarette dans la gueule et là, déjà, c’est un peu mieux. Il me faut craquer une allumette, embraser la cigarette.

2 commentaires:

P.M a dit…

tu sais quoi ?! t'as qu'a fumer tes doigts !!!( speciale private joke et speciale dedicace a zède)

Anonyme a dit…

Ouais mais c'est parce qu'avant de le voir je ne l'avais jamais vu, c'est pour ça, tu vois.