[…]
Je pense à toi, ça ne m'appartient pas en propre
Je pense à toi, des bouts de pensées, au pluriel & en minuscules, insolentes ou tendres, fixées comme des jalons parmi d'autres, des échos incertains & tourmentés
Je pense à toi, tout confus, tout illisible, toujours dramatique, toujours bref
Je pense à toi, je pare au plus blessé
Je pense à toi, je force, j'abrite, je recueille, je transperce, je réunis, je brutalise, je salis je m'évapore
Je pense à toi, trente mille sacrifices
Je pense à toi, où est ta semaine, quelle est ta fête, ton anniversaire, quel jour est celui de ta présence ?
Je pense à toi, quels monuments, documents, preuves, témoins ?
Je pense à toi, plus loin, plus loin que toi, plus haut, plus haut que ton image, comme en surplomb, au-delà des lacs
Partir en forêt, connaitre des arbres & occuper ses mains, ses pieds. Je ne pense plus à toi. Partir […]
Je pense à toi ça ne prouve rien
[…]
Franck Smith

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire