samedi 13 mars 2010
dimanche 14 février 2010
dimanche 18 octobre 2009

L’instant perpendiculaire, la station debout et toi allongée dans le lit. Toi nue dans le lit avec ton corps recouvert par la couverture et moi très habillé avec les chaussures lacées et presque je suis parti déjà. Je t’embrasse. Je caresse ton visage, ma main sur ta tête, ta joue, je te respire ; tu sens la nuit, le calme du sommeil. Tu sens bon. Je m’éloigne et tu demandes de t’embrasser encore. Si je veux bien, moi debout dans la pièce avec mes chaussures, t’embrasser encore. Je t’aime vraiment bien, dis-tu.
jeudi 17 septembre 2009
mercredi 29 avril 2009
vendredi 24 avril 2009
mardi 14 avril 2009
Le capital, ce produit du travail de l’espèce humaine, accumulé entre les mains de quelques-uns, il fuit – nous dit-on –, l’agriculture et l’industrie, faute de sécurité.
Mais où donc va-t-il se nicher, lorsqu’il sort des coffres-forts ?
Parbleu ! Il y a des placements plus avantageux ! Il ira meubler les harems du Sultan ; il ira alimenter les guerres, soutenir le Russe contre le Turc, et, en même temps, le Turc contre le Russe.
Ou bien encore, il ira un jour fonder une société d’actionnaires, non pas pour produire quoi que ce soit, mais simplement pour amener dans deux ans une faillite scandaleuse, dès que les gros bonnets fondateurs se seront retirés en emportant les millions que représentent ‘le bénéfice de l’idée’.
Ou bien, ce capital ira construire des chemins de fer inutiles, au Gothard, au Japon, au Sahara s’il le faut – pourvu que les Rothschild fondateurs, l’ingénieur en chef et l’entrepreneur y gagnent quelques millions.
Mais surtout, le capital se lancera dans l’agiotage : le jeu en grand à la Bourse. Le capitaliste spéculera sur la hausse factice des prix du blé ou du coton ; il spéculera sur la politique, sur la hausse qui se produira à la suite de tel bruit de réforme ou de telle note diplomatique ; et souvent ce seront – cela se voit tous les jours – les agents même du gouvernement qui tremperont dans ces spéculations.
L’agiotage tuant l’industrie, c’est cela qu’ils appellent la gérance intelligente des affaires ! C’est pour cela que nous devons – disent-ils – les entretenir !
lundi 23 mars 2009
samedi 7 février 2009
dimanche 4 janvier 2009
jeudi 18 décembre 2008
samedi 13 décembre 2008
mercredi 10 décembre 2008
samedi 29 novembre 2008
La maladie de A. te renvoie à ce que tu pourrais devenir si le temps continuait sur toi à faire son œuvre. La maladie de A. est une image possible bien qu'exacerbée de la vieillesse, plus exactement de la tienne.
Tu n'aimes pas voir les malades de A.
tu n'aimes pas les voir marcher
les voir trébucher
les voir balbutier
les voir baver
les voir mâcher ou s'asseoir ou se tenir ou s'évertuer
parce qu'à travers eux c'est toi que tu vois
c'est toi que tu vois décliner
et mourir.
Olivia Rosenthal, On n'est pas là pour disparaître, p.80-81. Éditions Verticales, ISBN 978.2.07.078531.5 16,50 €
Je remarque non sans une certaine déception que les livres des éditions Verticales ne sont labellisés Imprim'vert mais constate à la lecture de ces pages comme des précédentes ou des suivantes que je suis un lecteur heureux.
Pourtant
Je croyais que tu ne voulais pas ce
Oui
Le jour était gris et lent et difficile dans les recoins mais
vendredi 7 novembre 2008
mercredi 5 novembre 2008
L’instant perpendiculaire, la station debout et toi allongée dans le lit. Toi nue dans le lit avec ton corps recouvert par la couverture et moi très habillé avec les chaussures lacées et presque je suis parti déjà. Je t’embrasse. Je caresse ton visage, ma main sur ta tête, ta joue, je te respire ; tu sens la nuit, le calme du sommeil. Tu sens bon. Je m’éloigne et tu demandes de t’embrasser encore. Si je veux bien, moi debout dans la pièce avec mes chaussures, t’embrasser encore. Je t’aime vraiment bien, dis-tu.
mardi 14 octobre 2008
Alors quoi de neuf ?
L'Homme de l'Huma :
Le patronat exploite les salariés,
le capital produit de la plus-value,
et le prolétariat se paupérise...
Rien de neuf...
Eric Rochant, Un monde sans pitié
lundi 29 septembre 2008
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