mardi 25 septembre 2007

À peine j’actionne le pêne Je sens la mort ? Je sens le vieux ? Salut. J’ouvre grand les fenêtres. Sur le balcon je fume une Winston for winners bien que je ne souhaite pas vraiment fumer. S’accorder un instant de répit. Tu pues la mort que ça suinte et dégouline tout autour de toi, tu ne vois pas les taches glauques et tout le marasme tout autour de toi. Ca va ? C’est la fête mon pote. Bien sûr je ferme ma petite gueule occupée avec la cigarette. Dans la poche le téléphone vrombit vibrionne et affiche un message écrit aimable ; je souris. Mais tu trouves pas que je sens le vieux ? Moi tu vois je pue la clope et toi tu fais des efforts pour mais tu ne sens pas encore la merde. C’est toujours ça de pris ; n’est-ce pas. On dit les choses comme ça. On se carre dans les fauteuils un peu trop rouges à mon goût et il gargouille quelques remugles de paroles, des choses qui devaient être des mots à une époque. Gentil ? Ouais c’est ça. Gentil. Gentil et l’absence de choix tout à fait. Il insiste la crapule. Il se barbouille la gueule de son après-rasage tellement que c’est à vomir. Comme ça je sens moins la mort tu trouves pas ? Les odeurs, le mélange des odeurs il est terrible. Efficace va te faire foutre, ça pue toujours autant dans la cagna. On fait avec. On s’habitue à tout n’est-ce pas. Je ne réponds pas de suite au message écrit, il me faut réserver ça pour plus tard, quand le temps sera pour moi et hors d’ici. Nous restons en chien de faïence quelques minutes. J’y vais, à plus.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

il n'y a pas de saison pour les cerisiers en fleurs

Кирилов a dit…

Ça ma bonne dame, ils nous l'ont détraquée la météo. Sûr.