lundi 28 juillet 2008

Toujours, elle commence par dénouer ses longs cheveux clairs. Un large et franc sourire éclaire son visage, ses yeux brillent mille feux. Elle ramène ses bras dénudés vers l’arrière de son crâne, se saisit du ruban qui maintient sa chevelure et le fait-elle glisser d’un geste sûr et lent, la tête imperceptiblement penchée sur l’un ou l’autre côté ; elle laisse ensuite le ruban élastique tomber à ses pieds, sans façon, sans se départir de son admirable sourire. Elle ne me regarde pas, non. Ses yeux sont au-delà de moi, à travers moi. Elle s’assoit sur le bord du lit, glisse une main le long de son mollet et pousse avec délicatesse sur sa chaussure, extraie d’abord son talon puis le reste de son pied sans que sa cheville n’esquisse le moindre mouvement, qui s’écroule, roule sur le sol de la chambre. Elle répète de son autre main le même mouvement et libère son second pied ; elle bascule sur le lit, relève les jambes, et, parallèles, les genoux repliés, les allonge sur le lit et s’appuie d’une main à plat sur le lit, le bassin en avant, cambrée. Puis elle penche la tête, offre un autre sourire, une proposition, une invitation. Ses yeux se plissent, créent de jolies stries autour de ses yeux et de sa bouche fine. Viens, dit-elle. Je m’approche, timide, à pas mesurés, les mains tremblantes et le cœur cognant fort. À quelques centimètres de son corps, elle se saisit de mon poignet, m’attire vers elle, me contraint à me pencher vers son cou tendu, son torse, le corps tout entier en avant, vers moi ; elle m’embrasse. Nos lèvres s’effleurent, se cherchent, se caressent ; puis nos deux bouches accolées s’ouvrent, offrent un étroit passage à nos langues chaudes et avides l’une de l’autre. Sa main agrippée à mon poignet glisse le long de mon bras jusqu’à mon épaule, elle encercle mon corps, accentue la pression de ses lèvres contre les miennes, corps à corps nous roulons sur le lit. Ses doigts défont un à un les boutons de ma chemise, parcourent mon torse tandis que je respire son visage, son cou.

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