vendredi 19 septembre 2008

Le mot bouse est entendu à chaque coin de rue. Depuis peu. Quatre fois déjà cette semaine.

BOUSE, subst. fém.

Excrément des bovins. L'on entendit le bruit doux et rythmique des bouses étalées (Zola, La Terre, 1887, p. 76).

P. métaph. :

1. J'entends : « Cloc... cloc... cloc » Je me rappelle ce vers de jeunesse de Costals : les baisers des amants sont des bouses qui tombent. La ressemblance ne m'avait jamais frappé.
Montherlant, Le Démon du bien, 1937, p. 1232.

Arg. milit. (aviat.). Expr. Atterrir comme une bouse :

2. Atterrir en épatant lourdement l'appareil, esc. S-132, juin 18. − Image prise directement de la bouse qu'une vache flaque à terre, ...
Esn. Poilu 1919, p. 109.

PRONONC. ET ORTH. : [bu:z]. La majorité des dict. enregistre uniquement bouse. Cependant Ac. 1798 admet bouse ou bouze. Cf. aussi Gattel 1841, Land. 1834 et Fér. Crit. t. 1 1787 qui écrit boûse ou boûze en indiquant que bouse est le plus en usage.

Le terme est choisi comme synonyme de nul, mauvais, ou simplement sans intérêt.

Alors que.

bouse : bousage, bousin, excrément, fiente, merde.

Le mésusage du terme bouse, champêtre à souhait, est probablement foutrement parisien.


De même façon, l'usage éhonté du terme séquence est hype total.

Quand séquence (découpage, hymne, programme, prose, scène, série, suite) est utilisé pour dire période. Tout à l'heure encore à la radio (15:30).


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