Elle jouait de ses longs cheveux clairs. Très. Un large et franc sourire éclairait son visage. Ses yeux brillaient mille feux. Elle ramenait ses bras dénudés vers l’arrière de son crâne et se saisissait du ruban enserrant sa chevelure, elle le faisait glisser d’un geste sûr et lent ; la tête imperceptiblement penchée sur l’un ou l’autre côté. Elle laissait ensuite le cordon élastique tomber à ses pieds, sans façon, sans se départir de son admirable sourire. Elle ne me regardait pas. Non. Ses yeux étaient au-delà de moi, à travers moi. Elle s’asseyait sur le bord du lit, glissait une main le long de son mollet et poussait avec délicatesse sa chaussure, extrayait d’abord son talon puis le reste de son pied sans que sa cheville n’esquisse le moindre mouvement. Le soulier s’écroulait, roulait sur le sol de la chambre et sous le lit. Elle répétait de l’autre main le mouvement et libérait son second pied. Basculait ensuite sur le lit, relevait les jambes, et, parallèles, les genoux repliés, les allongeait et s’appuyait d’une main à plat sur le matelas, le bassin en avant. Toujours cambrée. Puis elle penchait la tête, offrait un autre sourire, une proposition, une invitation. Ses yeux plissés créaient de jolies stries autour de ses yeux, de sa bouche fine. Viens, disait-elle. J’écrasais une Winston for winners et m’approchais timide, les mains tremblantes et le cœur cognant trop fort. À quelques centimètres de son corps elle se saisissait de mon poignet qu’avec violence je tordais.
vendredi 12 septembre 2008
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